La découverte d'un temple solaire manquant est une des découvertes les plus importantes des 50 dernières annéesLost Sun Temple unearthed is one of the most important discoveries of the last 50 years

Photos: kairoinfo4u, cnn

À l'Ancien Empire, au cours de la Ve dynastie, le statut du roi d'Égypte semble avoir changé. Il acquiert une nouvelle fonction de signification socio-religieuse en devenant à la fois "roi-soleil" et "dieu-soleil". Ces souverains font alors bâtir, en plus de leur(s) pyramide(s), un nouveau type de monument, le temple solaire, qui représente une des deux parties constitutives du complexe funéraire royal. Ces temples étaient construits pour les souverains de leur vivant, afin de leur accorder le statut de dieu sur terre, tandis que les pyramides leur assuraient d'être également des dieux dans l'au-delà. On pense que seuls six temples de ce type ont été construits et, jusqu'à présent, seuls deux avaient été retrouvés.

Puis vint Massimiliano Nuzzolo, de l'Institut polonais des cultures méditerranéennes et orientales de Varsovie, qui choisit de fouiller à nouveau avec son équipe sur le site d'Abu Gorab, à Abusir. En 1898, les archéologues qui y travaillaient avaient découvert le temple solaire de Nyouserrê, le sixième roi de la 5e dynastie, qui a régné sur l'Egypte entre 2400 et 2370 avant notre ère. Ils ont constaté que les structure de surface se trouvaient au-dessus des ruines d'un autre temple similaire. Nuzzolo a déclaré : "Les archéologues du 19ème siècle n'ont fouillé qu'une toute petite partie de ce bâtiment en briques crues sous le temple en pierre de Nyouserrê ; ils ont pensé être en présence d'une phase de construction antérieure du même temple [...] Or nos découvertes démontrent qu'il s'agit d'un bâtiment complètement différent, érigé avant celui de Nyouserrê". Le monument en briques crues "était de taille impressionnante", mais Nyouserrê l'a démantelé rituellement et a probablement utilisé son squelette pour ériger son propre temple solaire.
Nuzzolo a également mis au jour des sceaux gravés de noms de rois, ainsi que des dizaines de jarres à bière, qui ont été datées du milieu du 25e siècle avant notre ère, donc bien avant la construction de Nyouserrê.
En résumé, des archéologues ont repris un travail de fouille incomplet sur le site du temple solaire du roi Nyouserrê et sont tombés sur le troisième (sur six) temple solaire jamais trouvé et le premier à être mis au jour au cours des 50 dernières années. Cependant, on ignore encore à date le nom du souverain qui a commandité la construction de l'ancien temple.

In the Old Kingdom, during the Fifth Dynasty, the status of the Egyptian king seems to have acquired a new socio-religious significance both as "sun-king" and "sun-god". In addition to their pyramid(s), these rulers built a new type of monument, the solar temple, which represents one of the two constituent parts of the king's funerary complex. These temples were built for the sovereigns while they were still alive, to grant them the status of god on earth, while pyramids ensured they were gods in the afterlife as well. It is believed only six such temples were built and so far only two had been found.

Then came Massimiliano Nuzzolo, of the Polish Institute for Mediterranean and Oriental Cultures in Warsaw, who choose to dig again with his team on the site of Abu Gorab, at Abusir. In 1898, archaeologists working there had discovered the sun temple of Nyuserre, the sixth king of the 5th dynasty, who ruled Egypt between 2400 and 2370 BCE. They noticed that the surface structure was atop the ruins of another temple like it. Nuzzolo said: "The archaeologists of the 19th century excavated only a very small part of this mud-brick building below the stone temple of Nyuserre and concluded that this was a previous building phase of the same temple [...] Now our finds demonstrate that this was a completely different building, erected before". The mud brick monument "was impressive in size", but Nyuserre ritually destroyed it and likely used the bones of the previous monument to erect his own sun temple.
Nuzzolo also uncovered seals engraved with the names of kings, as well as dozens of beer jars. The latter vessels have been dated to the mid 25th century BCE, meaning they were created well before Nyuserre’s construction.
To sum up, Nuzzolo & al, excavating the ancient sun temple of Nyuserre, have stumbbled on the third (out of six) ever found sun temple and the first to be uncovered in the last 50 years. However, whoever was responsible for building the older temple remains an unanswered question.

Les artisans de l'Égypte Ancienne apprenaient la sculpture en relief sur le tas.Ancient Egyptian Artists Learned Relief Carving on the Job

Photos: Antiquity - Cambridge University Press

En examinant les reliefs qui décorent les parois des temples et des tombes de l'Égypte ancienne, tout le monde peut constater qu'ils ont été sculptés par des artisans de différents niveaux de compétence. Les égyptologues ont longtemps cru que les apprentis sculpteurs et peintres, qui étudiaient auprès de maîtres sculpteurs qui corrigaient leurs erreurs, se formaient uniquement en travaillant sur des éclats de pierre ou sur des compositions secondaires, avant d'être autorisés à s'occuper de parois appartenant à des monuments de premier plan.
La chercheuse Anastasiia Stupko-Lubczynska a étudié les différentes phases du processus de production des parois décorées comme une chaîne opératoire (en français dans le texte), en se basant sur un ensemble de reliefs décorant la chapelle d'Hatchepsout dans le temple de Deir el-Bahari.
Et cette étude a révélé que les apprentis travaillaient aux côtés de leurs maîtres, même lorsqu'ils réalisaient des œuvres majeures, comme c'est le cas ici. Ainsi, le jeune s'imprégnait progressivement des ficelles du métier en travaillant aux côtés des maîtres.

La fabrication de reliefs dans l'Égypte ancienne était un processus en plusieurs étapes. Il fallait d'abord lisser le mur, le recouvrir de plâtre, puis diviser l'espace en sections et appliquer une grille de proportion. Une esquisse préliminaire à la peinture rouge était copiée à partir d'un dessin préparatoire ; un maître artisan corrigeait les erreurs éventuelles et ajoutait des détails à la peinture noire. Tout texte d'accompagnement était ensuite inscrit, et les sculpteurs commençaient leur travail en suivant les contours de l'esquisse. Le relief fini était enfin blanchi à la chaux et peint.

Le travail de Stupko-Lubczynska a révélé que certaines parties moins complexes des reliefs, comme les torses, les bras et les jambes, étaient souvent réalisées par des apprentis, tandis que les maîtres s'occupaient des zones plus difficiles, comme les visages.
Les égyptologues ont longtemps cru que les ostraca en calcaire, qui servaient de support à des dessins préparatoires ou des modèles, constituaient la seule méthode de formation des jeunes. Cependant, l'étude qui vient d'être réalisée prouve que les sculpteurs ont également appris en tentant des sculptures détaillées sur des projets à grande échelle, comme les temples sacrés. Ce processus d'apprentissage est visible (par exemple dans la salle d'Hatchepsout) dans le rendu des perruques, dont la sculpture prenait beaucoup de temps. Pour cette raison, les apprentis et les maîtres travaillaient ensemble, transformant cette tâche en une opportunité d'enseignement. Ces données permettent de reconstituer l'organisation ergonomique du travail, comme les interactions maître-apprenti.
Autre renseignement fourni par l'étude, des équipes différentes travaillaient sur les reliefs en miroir, produisant des résultats légèrement différents. Par exemple, une cruche est représentée comme une cruche en argile d'un côté, tandis que, sur le mur opposé, on trouvera un récipient en métal.

Ancient Egyptian reliefs were carved by artists of varying skill levels, with apprentices studying under master sculptors who corrected their mistakes as they practiced different techniques. Anastasiia Stupko-Lubczynska studied the production process from a chaîne opératoire perspective for a set of reliefs at Hatshepsut's chapel of the Deir el-Bahari temple.
Scholars have long believed that apprentices learned their craft before they were allowed to carve reliefs for rooms like this one. But the new study found that apprentices absorbed the painting process as they went along, working alongside masters as they realized major works.
Relief-making in ancient Egypt was a seven-step process that involved a preliminary sketch and the application of a square grid. Archaeologists accept that the process also involved smoothing the wall and plastering over it, and then dividing the space into sections and applying the grid. A preliminary sketch in red paint was copied from a prepared drawing, with a master artist correcting any mistakes and adding more detail in black paint. Any accompanying text was then inscribed, and sculptors began their work following the outlines of the sketch. The finished relief was finally whitewashed and painted.

Stupko-Lubczynska’s work revealed that certain parts of a relief were typically done by apprentices, who often had less experience, worked on less complex areas like torsos, arms, and legs, while master artists took care of complicated elements, such as faces.

Egyptologists have long believed that limestone flakes acted like something akin to sketchbooks for apprentices. This work shows that sculptors also learned by attempting detailed carvings on important large-scale projects such as sacred temples. That teaching process can be seen in the rendering of wigs, which were particularly time-consuming to carve. Because of this, apprentices and masters worked together to render them, turning the task into a teaching opportunity.
Research also revealed that a different crew worked on each of the mirrored reliefs, producing slightly different results. For example, one jug is depicted as a clay container on a rope, while on the opposite wall, a metal container is shown. This enables a reconstruction of the ergonomic organisation of the work, such as master-apprentice interactions.

Le harem du Pharaon-SoleilThe Harem of the dazzling sun

Illustrations : d'après téléfilm Arte

Vous le savez surement, Arte TV propose régulièrement en replay (disponible aussi en VOD) des documentaires et reportages, notamment sur l'Égypte ancienne. L'un d'entre eux est particulièrement intéressant. Intitulé "Le harem du Pharaon-Soleil" il présente deux sujets en rapport avec Amenhotep III : la découverte d'une nouvelle tombe dans la Vallée des Rois, KV 64 (la première depuis la tombe de Toutankhamon) et les travaux sur le site de Malqatta (le palais résidentiel) et le Temple de Millions d'Années du roi, tous deux sur la rive ouest de Thèbes.

En janvier 2011, alors que la révolution égyptienne bat son plein, des chercheurs de l’université de Bâle font plusieurs découvertes dans la Vallée des Rois (voir newsletter . Une première tombe baptisée KV64 contient deux momies : une princesse de l’époque d’Amenhotep III (XVIIIe dynastie) et, la sépulture ayant été réutilisée, une aristocrate de la XXIIe dynastie ; elle s'appelait Nehemes-Bastet et portait le titre de Chanteuse d'Amon.

Juste à côté se trouve une seconde tombe, baptisée KV40. Bien que déjà connue par le passé, elle n'avait pas encore fait l’objet de fouilles. En explorant cette tombe, l’équipe de Bâle y trouve plus de quatre-vingt-dix corps – la plupart appartenant à des femmes contemporaines d'Amenhotep III. Qui étaient-elles ? les études faites ces dernières années ont permis de progresser.
Les archéologues pensent que la tombe KV40 a servi à recueillir les corps d’un grand nombre de femmes de son harem. La princesse ensevelie dans la tombe voisine KV64 serait l'une de ses épouses les plus éminentes.

Parallèlement à ces découvertes, le réalisateur suit une autre entreprise archéologique ambitieuse : la reconstitution du temple funéraire d'Amenhotep III, détruit par un séisme dans l’Antiquité et celle de la résidence de la Cour, le palais de Malqatta.

As you probably know, Arte TV regularly offers documentaries (replay, VOD), particularly on Ancient Egypt. One of them is particularly interesting. Entitled "The Harem of the Sun Pharaoh" it presents two topics related to Amenhotep III: the discovery of a new tomb in the Valley of the Kings, KV 64 (the first found since Tutankhamun's tomb) and the work on the site of Malqatta (the residential palace) and on the King's Temple of Millions of Years, both on the west bank of Thebes.

In January 2011, with the Egyptian revolution in full swing, researchers from the University of Basel made new discoveries in the Valley of the Kings (see newsletter . A first tomb, labelled KV64, contains two mummies: a princess from the time of Amenhotep III (18th Dynasty) and, the burial having been reused, a noble woman from the 22nd Dynasty, named Nehemes-Bastet who bore the title of Songstress of Amun.

Nearby is a second grave, named KV40. Although already known in the past, it had not yet been excavated. Exploring this tomb, the Basel team found more than ninety bodies - most of them belonging to women contemporary with Amenhotep III. Who were they? Studies in recent years have provided some insight.
Archaeologists believe that tomb KV40 was used to collect the bodies of a large number of women from his harem. The princess buried in nearby tomb KV64 is believed to be one of his most prominent wives.

Alongside these discoveries, the director follows another ambitious archaeological endeavour: the reconstruction of Amenhotep III's funerary temple, destroyed by an earthquake in antiquity, and the court residence, the Malqatta Palace.

Une baleine à quatre pattes découverte dans le FayoumA four legged whale lived during the Eocen era in the Fayum

Photo: National Geographic

Il s'agit d'une découverte dans une Égypte très très ancienne. Elle m'a cependant semblée intéressante.
Une équipe scientifique égyptienne travaillant dans l'oasis du Fayoum (dans le désert de l'ouest) a découvert un fossile de "baleine à pattes" qui vivait à l'Éocène, il y a environ 43 millions d’années. Appartenant aux Protocetidae, l'animal a été baptisé "Amphibious Phiomicetus anubis", car c'était une véritable machine à tuer, "un dieu de la mort pour la plupart des animaux qui vivaient dans la région", explique Abdullah Gohar, principal auteur de l’étude. Selon les observations faites sur le squelette, ses caractéristiques physiques étaient impressionnantes : mesurant 3 mètres de long pour un poids d’environ 600 kilos, ce mammifère amphibie était doté d’une mâchoire extrêmement puissante, capable de déchiqueter un large éventail de proies de toutes tailles.

This is a piece of news about a very, very ancient Egypt. I thought that you might like it too.
An Egyptian scientific team working in the Fayum oasis (in the western desert) has discovered a fossil of a "legged whale" that lived in the Eocene, about 43 million years ago. Belonging to the Protocetidae, the animal was named "Amphibious Phiomicetus anubis", because it was a real killing machine, "a god of death for most of the animals that lived in the area", explains Abdullah Gohar, lead author of the study. According to observations made on the skeleton, its physical characteristics were impressive: measuring 3 metres long and weighing around 600 kilograms, this amphibious mammal was equipped with an extremely powerful jaw, capable of tearing apart a wide range of prey of all sizes.

L’Égypte dévoile son Allée des Sphinx fraichement rénovée à LouxorThe Grand Opening of the Sphinx Avenue in Luxor

L’Egypte a inauguré en grande pompe jeudi 25 novembre la mythique allée des sphinx joignant les temples de Karnak et Louxor sur près de trois kilomètres. Elle doit son nom aux centaines de sphinx à têtes animales ou humaines qui bordaient jadis la voie processionnelle. Les fouilles en ont retrouvé un certain nombre, mais hélas il en manque encore beaucoup, qui ont été remplacé par des bases modernes. Cette allée a commencé à être déblayée en 1949, mais n'a été entièrement dégagée qu'en octobre 2021. Au Nouvel Empire, on y célébrait la fête d’Opet, la plus grande de l’époque à Thèbes.

C’est une version moderne de la fête d’Opet qui s'est déroulée pour cette inauguration. Une super production avec des centaines de danseuses et danseurs en vêtements pharaoniques (très kitsch !) accomplissant la procession entre les temples de Karnak et de Louxor et portant sur des barques dorées les statues des divinités constituant la triade locale de Thèbes : le dieu Amon, son épouse la déesse Mout et leur fils Khonsou.

Egypt inaugurated on Thursday 25 November, during a big show, the mythical Sphinx Alley joining the temples of Karnak and Luxor over nearly three kilometres. It owes its name to the hundreds of sphinxes with animal or human heads that once lined the processional route. Excavations have found many sphinxes, but unfortunately many are still missing and have been replaced by bases. The path began to be cleared in 1949, but was not completely cleared until October 2021. During the New Kingdom, the Opet Festival was celebrated here, the biggest of its kind in Thebes.
A modern version of the Opet Festival was held for this inauguration. A great production with hundreds of dancers in pharaonic clothes (very kitsch!) performing the procession between the temples of Karnak and Luxor and carrying on golden boats the statues of the gods Amun, Mut and Khonsu.
Egypt hopes the event will boost its ailing tourism sector, battered by political turmoil and the pandemic.

New discoveries in tomb beneath a chapel to Hathor at the temple of Deir el-Bahari

Photos: Centre of Mediterranean Archaeology

Une équipe polonaise dirigée par le Dr Patryk Chudzik a travaillé dans le temple pour documenter et restaurer une chapelle dédiée à Hathor, sous laquelle se trouve une tombe rupestre. Elle se compose d'un passage de plus de 15 mètres de long qui mène à une chambre avec un renfoncement dans le sol en pierre pour recevoir le cercueil. Le monument n'avait pas été fouillé par les archéologues, bien qu'il ait été repéré déjà par Henri Édouard Naville au XIXe siècle. La tombe a été creusée à cet endroit pour être à proximité du temple de Mentuhotep II.

Chudzik a déclaré : "Nous craignions que nos travaux n'entraînent l'effondrement du plafond de la tombe, c'est pourquoi nous voulions la sécuriser. Après être entrés, nous avons constaté qu'elle n'avait jamais été étudiée ni nettoyée, car les débris s'empilaient sur cinquante centimètres". Dans ces tonnes de débris, plusieurs centaines d'artefacts ont été trouvés, datant soit du Moyen Empire, soit de la 18e dynastie. Chudzik poursuit : "La quantité et la qualité des artefacts que nous avons trouvés sont stupéfiantes. Ils comprennent une figurine en bois avec une perruque sur la tête, représentant très probablement le propriétaire de la tombe". Parmi les autres objets découverts figurent des dizaines de figurines de femmes, ainsi que des flacons en céramique avec des motifs de seins, des motifs floraux et des figurines de vaches. Selon le Dr Chudzik, il s'agissait d'offrandes faites par les habitants à la déesse Hathor. Au bout d'un certain temps, elles étaient trop nombreuses et les prêtres ou le personnel du temple ont dû les éliminer.

A Polish team headed by Dr. Patryk Chudzik has been working at the temple to document and restore a chapel dedicated to Hathor, in which beneath lies a tomb. The tomb is carved in the rock. It consists of a passage more than 15 meters long which leads to a chamber with a recess in the stone floor where the coffin with the body of the owner of the tomb was originally placed. The tomb was left untouched by archaeologists, though it was first spotted by Henri Édouard Naville in the 19th century.

Chudzik said: "We were concerned that our work could lead to the collapse of the tomb ceiling, which is why we wanted to secure it. After entering we found that it had never been studied and cleaned, because the debris stacked up to a height of about half a meter". In these tons of debris, several hundred artefacts were found, dating from either the Middle Kingdom - when the tomb was constructed; at that time it was close to Mentuhotep II's temple - or from the later 18th Dynasty. Chudzik said: "The amount and quality of the artefacts we have found is astounding. They include a wooden figurine most likely depicting the owner of the tomb with a wig on his head". Other items discovered included dozens of women figurines, as well as ceramic flasks with breast motifs, floral patterns, and cow figurines. According to Dr. Chudzik, these were offerings made by local residents to the Goddess Hathor. After a while, there were too many of them and priests and temple staff had to clear them.